J’aime le fromage mais…

Comment ? Une Frenchie ne mange pas de fromage ? Serait-ce une hérésie ? Non, c’est juste une expérience d’un mois sur moi-même que j’ai le plaisir de partager avec vous.

Une française qui lève le pied sur sa consommation de fromages, c’est ma réponse à la question d’Andrée du blog Ma Case à Soins : « Quel comportement ou habitude ai-je un jour changé, abandonné ou adopté pour prendre soin de moi et être acteur de ma santé ? »  Cette initiative s’inscrit dans l’ambitieux défi d’Andrée qui nous concerne tous et que je vous invite à découvrir en cliquant ici.

J’ai la joie de publier mon premier article sur ce nouveau blog, article qui est une participation au carnaval d’articles lancé par Andrée du blog Ma Case à Soins. Elle demande à plusieurs blogueurs de témoigner de leur expérience : comment être acteur de sa santé. Andrée est une médecin inspirante ayant une vision réaliste, humaniste et moderne de la santé. Elle insiste sur la médecine préventive. C’est également un sacré bout de femme que je vous invite à découvrir sur sa chaîne YouTube !

 

Fromages France

Photo Ed W

Alors, si vous vous attendiez à un blog cliché sur la France, c’est raté ! Le bal commence avec un article critique sur les fromages, symbole mondialement connu et reconnu de mon pays. J’aime les fromages. Mais j’aime encore plus ma santé. Il y a un an, j’ai eu la chance d’assister à une conférence du Professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue et conférencier, sur le sujet de la santé et de l’alimentation. Il est sans demi-mesure : le lien entre nutrition et maladies de civilisation (cancer, diabète, obésité, maladies auto-immunes) est ténu. Je suis naturellement (et sans même m’être posée la question avant de rencontrer Andrée) acteur de ma santé et je n’ai pas envie d’attendre un médicament miracle pour remédier à tous mes maux une fois ceux-ci déclarés. Je trouve beaucoup plus enrichissant et efficace d’agir en amont ! D’où mon intérêt pour en apprendre sur la médecine, l’alimentation etc. Dans la conférence du Professeur Joyeux, l’une des idées qui m’a le plus choquée était la suivante : quel autre mammifère consomme du lait provenant d’une mère d’une autre espèce animale ? Vous pensez que c’est naturel ou normal ? Sachant qu’un veau se nourrit du lait de sa mère de sa naissance jusqu’à six / neuf mois, savez-vous quelle est sa croissance ? Pour répondre à cette question, mieux que des mots : voici le graphique que j’ai trouvé sur un blog spécialisé en sciences de la vie de la terre !

 

graphique veau

 

Si je récapitule la claque que je viens de prendre : un veau pèse 50 kilos à la naissance et plus de 300 kilos à 8 mois. Transposons ces données à notre espèce : je vous laisse vous représenter les effets du lait sur le corps humain ! Même si l’homme en consomme moins qu’un veau évidemment, ces effets sont mesurables et ont été montrés selon le Professeur. Le Professeur Joyeux nous a indiqué que le lait est l’une des sources des maladies de civilisation. Bref, pas besoin d’avoir fait médecine pour comprendre l’intérêt de limiter sa consommation de fromages. Pour les inconditionnels, il recommandait de se tourner plutôt vers les fromages à base de lait provenant de petits ruminants (chèvre, brebis) et dans l’idéal, d’éviter le fromage.

Je reste française et je reste une humaine aux habitudes, par définition, difficiles à changer. J’adore le fromage et jamais je n’avais pensé à tout ça. Quel choc ! Et la pub “cinq produits laitiers par jour” ? Ou celle-ci : “Les produits laitiers sont nos amis pour la vie” (vous l’avez ça y est ? Encore une bonne raison d’éteindre la télé !). Je tiens à rappeler que le site national Manger Bouger recommande de consommer 3 à 4 produits laitiers par jour. Aussi surprise que sceptique par cette démonstration du Professeur, je me lance dans un défi pour tenter de vérifier cela, à mon humble échelle : un mois sans produits laitiers Winking smile 

Expérimenter sur soi, un moyen intéressant et drôle d’être acteur de sa santé : vous allez comprendre !

 

Voici mon compte-rendu :

Jours 1 à 3 : facile, je mange déjà peu de produits laitiers dans mon alimentation classique. Seule difficulté, le soir, j’adore croquer dans un bon pain accompagné d’un morceau de comté par exemple. Solution : je suis passée à la tapenade et autres tartinables de légumes ! Yes !

Jour 4 : restaurant. Difficile en France et en Franche-Comté de trouver une seule recette sans beurre ni crème… J’opte pour une truite meunière, non contente de trouver du poisson sans sauce crémeuse. En rentrant, je raconte à mon amoureux que j’ai relevé le défi, même au restaurant grâce à ce plat. “Mais elle est cuite dans du beurre ta truite meunière !” La déception sur mon visage était, parait-il, indescriptible.

Jours 6 et 7 : pâtes pour le déjeuner. Ces copeaux de parmesan me manquent ! Mais je m’en passe.

Jour 8 : je me lance dans une recette de gâteau au chocolat veggie. Ingrédients : chocolat, poudre d’amandes, farine, levure, sucre et lait de soja. Cuisson : 15 minutes au four. En le sortant du four, impossible à démouler. 24 heures plus tard, même combat. Le cœur du gâteau est quasiment cru, écœurant ! Le pourtour est mangeable, bien que cela ressemble plus à un flan qu’à un gâteau… Je ne servirai jamais ce pseudo-gâteau. D’ailleurs, donnez-moi vos recettes de supers gâteaux veggies en commentaires sous cet article ! Je vous en serai reconnaissante Winking smile 

Jours suivants : pas de difficultés alimentaires particulières. Juste quelques réflexes à changer, mais Internet est une mine d’or quand on veut cuisiner un plat un peu élaboré sans produits laitiers. Vive la crème de riz, de coco, la farine de châtaigne, de pois chiches ! D’ailleurs, vous trouvez cela facilement en magasins bio (Biocoop reste mon préféré Smile ).

Gateau chocolat

Photo Terri-Jane
(Mon gâteau ne ressemblait en rien à celui-ci Annoyed)

 

En revanche, ma peau est beaucoup plus jolie et nette, surtout sur mon visage ! La peau est un organe à part entière, il rejette les déchets. Je n’ai plus ni boutons ni rougeurs après 3 semaines de défi. J’ai moins de cellulite aussi, bizarre non ? J’ai relativement bien dormi et n’ai pas eu de douleurs particulières pendant le défi, je me sentais juste bien (c’est déjà pas mal !) donc je pense que les effets à l’intérieur sont aussi bénéfiques. Dans le même ordre d’idées “effets positifs de l’arrêt du fromage”, je vous invite à lire l’excellent article de Pinup Bio en cliquant ici, dans lequel elle raconte comment, en supprimant les produits laitiers, elle a guéri de ses crises de dos qui l’handicapaient lourdement à… 25 ans ! Encore une blogueuse actrice de sa santé Smile 

Le comble de ce défi : passés les 30 jours et ayant beaucoup d’humour, nous organisons une bonne raclette pour fêter ça ! Résultat : des boutons d’acné pendant presque une semaine ! Pas très glam, mais vous apprendrez à me connaître : mon but c’est de vous apporter de la valeur, pas de la poudre aux yeux. En ayant arrêté du jour au lendemain tout produit laitier, force est de reconnaître que j’ai rendu mon corps encore plus intolérant.

Aujourd’hui, je mange peu de fromage mais je ne l’ai pas entièrement supprimé. “Mangeons peu mais mangeons bien” : le fromage que je consomme vient en grande partie d’une fromagerie locale.

 

Et vous, que pensez-vous des produits laitiers ? Avez-vous arrêté ou diminué ? Avez-vous de bonnes recettes alternatives à partager ? J’espère que oui et j’attends vos commentaires sous cet article !

 

2 réflexions sur « J’aime le fromage mais… »

  1. Bonjour Claire,
    je n’ai jamais vraiment aimé le fromage de vache. Quand j’étais petite, le petit-déjeuner chez moi c’était lait au chocolat, et je détestais ça! On peut dire que quand j’ai commencé à entendre parler des dangers de la consommation de produits laitiers de vache (de nombreuses années plus tard), je n’ai pas vraiment eu de mal à m’en défaire. Mais, comme toi, à une bonne raclette ou une tartiflette de temps en temps (de moins en moins souvent, il faut dire) je ne dis pas non.
    Je suis par ailleurs intolérante au gluten depuis quelques années, donc pas de pâtes ni de pain :/ On s’y fait, mais cela m’a aussi permis de diminuer mon apport en produits laitiers de vache. Je suis contente car, de moi-même, je me suis dit qu’il était meilleur de consommer du chèvre ou du brebis, quand on est amené à manger du fromage. Vu que le Pr. Joyeux le dit aussi, ça me conforte dans cette idée!
    Et faire du pain ou un gâteau sans gluten s’avère également être un vrai parcours du combattant. Je me suis moi aussi adonnée à des expériences culinaires pas très appétissantes… c’est la cuisson au four qui est très difficile quand on veut se passer de gluten ou de lait. Si tu essaies des crêpes ou pancakes sans lait (en mettant du lait de soja, d’avoine, de riz…), tu verras, ce sera très bon et tu ne sentiras presque pas la différence!
    Merci pour cet article,
    Natacha

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